À qui appartiennent les îles Matthew et Hunter ? Le Vanuatu veut faire trancher ce différend avec la France par la Cour internationale de justice (CIJ). Dans un communiqué publié le 1er septembre, la juridiction des Nations unies confirme avoir reçu une requête de Port-Vila et l’avoir transmise à Paris.

Ces deux petites îles volcaniques inhabitées, situées à l’est de la Nouvelle-Calédonie et au sud du Vanuatu, font l’objet de revendications concurrentes. La France les considère comme des dépendances calédoniennes. Le Vanuatu les réclame depuis son indépendance, en 1980, en invoquant notamment leurs liens coutumiers avec les populations du sud de l’archipel.

Dans sa requête, Port-Vila demande la reconnaissance de sa souveraineté sur ces îles, qu’il appelle Umaenupne pour Matthew et Umaeneg/Leka pour Hunter. Mais l’enjeu dépasse ces bouts de terre : il concerne aussi les espaces maritimes qui les entourent et leurs ressources, notamment la pêche.

Le Vanuatu souhaite ainsi faire fixer une frontière maritime unique entre ses zones économiques exclusives et son plateau continental et ceux de la France, au titre de la Nouvelle-Calédonie.

Reste une condition décisive : la France doit accepter que la CIJ examine ce différend. Sans son accord, la procédure n’ira pas plus loin.