Près de 21 milliards de francs attendus à court terme et un besoin de 60 milliards pour 2027 : la mission transpartisane est à Paris pour négocier le soutien financier de l’État. Conduite par Milakulo Tukumuli, elle a rencontré, mardi 1er septembre, Gérard Larcher, président du Sénat, puis David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics.

L’urgence est de terminer l’année. Les discussions ont porté sur le versement des 13,7 milliards de francs restant à mobiliser sur le prêt garanti par l’État, ainsi que d’une subvention de 7,2 milliards. Mais ces sommes ne suffiront pas : des besoins complémentaires sont déjà annoncés pour décembre et le début de l’année prochaine. Pour 2027, le président du gouvernement chiffre l’aide nécessaire à 60 milliards de francs. 

La dette réduit encore les marges de manœuvre. Avant ces rencontres, Milakulo Tukumuli expliquait que la Nouvelle-Calédonie emprunte désormais pour rembourser des prêts antérieurs. La mission veut donc négocier un « contrat de responsabilité » : le territoire engage ses réformes structurelles et l’État l’accompagne financièrement le temps qu’elles produisent leurs effets. Le traitement de la dette fait également partie des discussions. 

Les réformes ont désormais une échéance. Le président souhaite faire adopter celles des retraites et du RUAMM avant le 31 décembre 2026, après concertation avec les partenaires sociaux au retour de Paris. La fiscalité doit aussi être revue, tandis que des économies sont annoncées dans l’administration et les établissements publics. 

La situation des trois usines de nickel a également été abordée, sans mesure précise détaillée dans le compte rendu de ces premiers échanges.

La délégation rassemble neuf membres, issus du gouvernement et du Congrès calédoniens, ainsi que des parlementaires nationaux. Le FLNKS a refusé de participer officiellement à la mission, même si Emmanuel Tjibaou y siège en qualité de député.

À ce stade, le compte rendu ne mentionne ni nouvel engagement financier acté ni calendrier de versement. Les besoins sont posés. Reste à obtenir les moyens d’y répondre.