Un mois après l’expiration du dispositif, les entreprises attendent toujours. La CPME-NC demande au gouvernement de sécuriser rapidement la prolongation de l’Allocation exceptionnelle de maintien dans l’emploi jusqu’au 31 décembre 2026.

Avant les élections provinciales, le gouvernement avait annoncé son intention de maintenir cette aide destinée aux entreprises fragilisées par la crise. Son objectif : éviter de nouveaux licenciements en prenant en charge une partie des heures non travaillées, tout en maintenant le contrat entre le salarié et son employeur.

Mais le cadre réglementaire actuellement applicable est arrivé à échéance le 31 juillet. La prolongation figure bien dans des textes déposés au Congrès, mais ceux-ci sont toujours indiqués comme étant en cours d’examen. En attendant leur adoption, les entreprises concernées restent dans le flou.

Pour la CPME-NC, l’urgence est d’autant plus forte que le dispositif existe déjà et que ses circuits administratifs sont connus. En février, près de 4 000 salariés répartis dans 290 entreprises en avaient bénéficié, selon les données de la CAFAT et de la DTEFP. Au 31 juillet, environ 1 300 bénéficiaires étaient encore concernés.

« L’AEME n’est pas une dépense de confort. C’est un outil de stabilisation économique et sociale », insiste l’organisation patronale. Chaque semaine d’incertitude fragilise un peu plus les trésoreries et complique les décisions de maintien des effectifs.

La CPME appelle donc le gouvernement à aller au bout de son engagement et à finaliser rapidement le processus. Derrière le dispositif, rappelle-t-elle, ce sont des emplois, des compétences et des entreprises déjà durement éprouvées qui tentent encore de tenir.