Les voyageurs australiens sont toujours invités à « faire preuve d’une grande prudence » en Nouvelle-Calédonie. Acualisée le 27 aout, la recommandation officielle évoque un risque de troubles civils et de violences, sans pour autant déconseiller les séjours sur le territoire.
L’information a été reprise par Nine, l’un des principaux médias généralistes australiens. Son article insiste sur la forte présence des forces de l’ordre et sur la possibilité d’incidents isolés dans l’archipel.
Smartraveller, le service de conseils aux voyageurs du gouvernement australien, recommande d’éviter les manifestations, les rassemblements et les barrages. Les visiteurs sont également invités à suivre les médias locaux et à respecter les consignes des autorités.
Canberra rappelle que les tensions politiques peuvent resurgir rapidement, notamment à l’approche de dates symboliques ou pendant les périodes électorales.
Des mouvements sociaux peuvent aussi perturber les transports, les vols et certains services essentiels.
Des restrictions, comme un couvre-feu ou une interdiction temporaire de vente d’alcool, pourraient par ailleurs être décidées à court terme.
La fiche revient également sur les violences et les incendies de mai 2024. Elle mentionne aussi les vols de voitures, les effractions et les cambriolages, ainsi que les risques naturels habituels : cyclones, feux de brousse, séismes ou tsunamis.
Nine relie cette mise en garde aux récentes déclarations de Milakulo Tukumuli. Élu président du Congrès le 31 juillet, celui-ci a rappelé cette semaine que la Nouvelle-Calédonie restait profondément marquée par la crise de 2024.
La Nouvelle-Calédonie se retrouve ainsi dans la même case jaune que la France métropolitaine… et la Papouasie–Nouvelle-Guinée, pourtant confrontée aux enlèvements, aux crimes violents et aux affrontements tribaux. Autant dire que ce classement à quatre couleurs brasse très large. Le jaune australien appelle à la prudence, mais ne dit pas vraiment à quel danger on doit s’attendre.

