Le Medef-NC salue le cap fixé par Milakulo Tukumuli, mais réclame désormais des décisions. Au lendemain de la déclaration de politique générale, l’organisation patronale juge le diagnostic lucide et accueille favorablement la priorité donnée à la relance. Elle demande toutefois des mesures chiffrées, un calendrier et des résultats rapides.

Car derrière quelques indicateurs mieux orientés, la reprise reste très fragile. Les destructions d’emplois ralentissent, mais les embauches ne repartent pas. L’investissement et le crédit restent en berne, tandis que le secteur privé a perdu un salarié sur six en deux ans. Une situation déjà mise en évidence par l’enquête menée auprès de 776 entreprises calédoniennes.

Le Medef approuve la revue annoncée des dépenses publiques, la recherche d’une fiscalité plus lisible, le développement de l’alternance ainsi que le soutien au nickel et aux nouveaux secteurs. Mais il prévient : les économies devront être réelles et vérifiables avant de réclamer de nouveaux efforts aux entreprises et aux contribuables.

Même ligne rouge pour les retraites et le RUAMM : leur sauvetage ne pourra pas reposer essentiellement sur une hausse des cotisations ou du coût du travail.

Dans l’immédiat, les entreprises veulent surtout des réponses sur leur trésorerie, l’accès au crédit, l’investissement, la reconstruction et les délais de paiement. Le Medef-NC participera à la concertation promise par l’exécutif, à condition qu’elle débouche rapidement sur des arbitrages. Le cap est posé. Reste à passer aux actes.