La grippe aviaire poursuit sa progression dans le Pacifique. Pour la première fois en Australie, le virus H5 a été détecté chez un mammifère : une otarie à fourrure retrouvée morte à Beachport, à environ 300 kilomètres au sud d’Adélaïde.

Une première particulièrement surveillée. L’animal avait été signalé le 19 août par un particulier. Après de premières analyses incertaines, des prélèvements ont été envoyés au Centre australien de préparation aux maladies, qui a confirmé dimanche la présence du virus.

Contrairement à ce qui a été annoncé par plusieurs médias, il ne s’agit pas d’un « phoque gris », mais d’une otarie à fourrure à long nez, également appelée otarie à fourrure de Nouvelle-Zélande.

Le virus change désormais de terrain. Détecté pour la première fois sur le continent australien à la mi-juin chez un oiseau sauvage, le H5 touche maintenant plusieurs États. Près de 300 cas ont été recensés dans le pays, principalement chez des oiseaux marins. L’Australie-Méridionale concentre à elle seule près de 200 détections.

Aucun cas n’a toutefois été identifié dans les élevages de volailles ou dans le système de production agricole australien. Selon les autorités, l’otarie aurait probablement été contaminée au contact d’oiseaux infectés ou d’un environnement souillé.

Le risque humain reste faible. Le virus se transmet rarement à l’être humain, sauf lors de contacts directs, rapprochés et prolongés avec des animaux infectés. Cette première contamination d’un mammifère inquiète surtout pour la faune sauvage : les otaries vivent en colonies et partagent leur environnement avec de nombreux oiseaux marins.

La Nouvelle-Calédonie reste en alerte. Après l’Australie, la Nouvelle-Zélande a confirmé en juillet ses premiers cas de H5N1 chez des oiseaux sauvages. Aucun cas n’a été détecté à ce jour sur le territoire calédonien, mais la DAVAR suit attentivement la progression du virus et les mesures de biosécurité aux frontières ont été renforcées.

Le principal risque demeure l’arrivée naturelle d’un oiseau migrateur porteur du virus. Les autorités demandent donc de ne jamais toucher un oiseau sauvage malade ou mort et de signaler toute mortalité inhabituelle. Les éleveurs, comme les particuliers possédant des volailles ou des oiseaux d’ornement, sont également invités à maintenir des mesures strictes de biosécurité.

Pas d’inquiétude dans l’assiette. La consommation d’œufs ou de viande de volaille correctement cuits ne présente aucun risque particulier.