Retards, annulations de dernière minute, manque d’information, fret qui n’arrive pas à destination… Les témoignages de passagers mécontents continuent de s’accumuler. Le dernier en date est celui d’un artisan indépendant, qui pensait effectuer une simple journée d’intervention à l’Île des Pins. Au final, il aura perdu trois jours.

Pour cette mission prévue vendredi, il avait pourtant tout anticipé. Quelques jours auparavant, il avait expédié sa caisse à outils par le fret d’Air Calédonie afin qu’elle soit disponible à son arrivée.

Mais vendredi matin, son vol est d’abord retardé, puis finalement annulé. Contraint de reporter tous ses rendez-vous, il reprogramme son déplacement à lundi.

Lundi, il arrive enfin à l’Île des Pins. C’est à ce moment-là qu’il reçoit un message du prestataire chargé du fret : sa caisse à outils n’a jamais quitté Tontouta, après avoir été refusée au chargement. Quelques minutes plus tard, on lui annonce finalement qu’elle peut être expédiée… mais il est déjà sur place, sans son matériel. Impossible de travailler. Il refuse donc un envoi devenu inutile.

Comme si cela ne suffisait pas, son vol retour est à son tour annulé. Cette fois, aucun SMS, aucun appel, aucune information. Ce n’est que le lendemain matin, par d’autres passagers, qu’il apprend qu’aucun vol ne décollera encore ce jour-là et qu’il devra patienter jusqu’au lendemain.

Bilan : trois jours de travail perdus, aucune rémunération puisqu’il est indépendant, des clients à reprogrammer, des enfants à faire récupérer par des proches… et toujours aucune communication de la compagnie.

Au-delà des annulations, c’est surtout l’absence d’information qui cristallise aujourd’hui la colère des passagers. Si les aléas du transport aérien sont parfois inévitables, le silence, lui, l’est beaucoup moins.

Alors, à qui la faute ? À Air Calédonie ? À son prestataire au sol ? À la météo ? Aux outils qui avaient décidé de prendre des vacances ? Une chose est sûre : au bout de la chaîne, c’est toujours le passager qui paie l’addition.