À l’approche de la saison sèche, les autorités renforcent leurs moyens de prévention face au risque d’incendies de forêt. Le retour attendu du phénomène El Niño pourrait en effet favoriser des conditions plus chaudes et plus sèches, propices aux départs de feu. C’est dans ce contexte que, fin juillet, les 21 agents volontaires de la brigade forestière de la province Sud ont effectué leur journée de préparation aux côtés de la Direction de la sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR-NC).

Créée en 2021, cette brigade vient chaque année renforcer les équipes de la Sécurité civile pendant la période la plus sensible, de septembre à février. Ses membres mènent des actions de prévention auprès du public, patrouillent dans les massifs forestiers, assurent une surveillance depuis des postes de vigie et interviennent rapidement sur les départs de feu ou les lisières encore actives.

Cette mobilisation répond à un enjeu majeur. En Nouvelle-Calédonie, entre 10 000 et 50 000 hectares de végétation partent en fumée chaque année. Près de 99 % des incendies sont d’origine humaine, dont environ les deux tiers sont accidentels et un tiers volontaires.

Pour remplir leurs missions, les 21 brigadiers volontaires sont spécialement formés au secourisme, aux transmissions radio, à la topographie et aux techniques de lutte contre les feux naissants. Ils seront mobilisés jusqu’à trois jours par mois sous l’autorité de la DSCGR-NC.

La surveillance se concentre notamment sur les massifs les plus sensibles. Depuis 2014, dix secteurs forestiers prioritaires ont été identifiés en Nouvelle-Calédonie. Trois disposent déjà d’un Plan de protection des forêts contre les feux (PPFF) : la Montagne des Sources, la Rivière Bleue et le Grand Sud. Un quatrième est actuellement en préparation pour le massif de Déva.

Venue rencontrer les brigadiers, la présidente de la province Sud, Sonia Backès, a rappelé l’importance de ce partenariat avec la Sécurité civile, estimant que « dans les moments les plus difficiles, chaque ressource compte ».