Près de trois ans après la disparition d’un jeune Calédonien venu à Toulon pour intégrer la Marine nationale, l’enquête vient de connaître un rebondissement majeur. Une mère et son fils ont été mis en examen et écroués après la découverte d’ossements qui pourraient appartenir à deux militaires portés disparus.

L’un d’eux est Jacques Pakeso, originaire de Nouvelle-Calédonie. Arrivé en métropole en novembre 2021 pour passer le concours d’entrée dans la Marine nationale, il était hébergé par une famille du quartier de Claret, à Toulon. Le 25 mai 2022, il cesse de donner signe de vie. Son frère, également marin, signale rapidement sa disparition, ouvrant une longue enquête.

Quelques mois plus tard, Mike Gineste, légionnaire au 1er régiment étranger de cavalerie de Carpiagne et originaire de Polynésie française, disparaît lui aussi. Au fil des investigations, les enquêteurs établissent un point commun : les deux hommes avaient été accueillis par la même famille.

Selon les informations de BFM Toulon Var et Var-Matin, un proche de cette famille a indiqué aux enquêteurs que les deux militaires auraient été tués avant d’être enterrés dans les Bouches-du-Rhône.
Des ossements ont été retrouvés dans la zone désignée et font actuellement l’objet d’analyses ADN afin de déterminer s’ils appartiennent aux deux disparus.

Lundi, la mère de famille et son fils ont été mis en examen, notamment pour homicides présumés, traite d’êtres humains, violences et séquestration, puis placés en détention provisoire. Les enquêteurs s’intéressent également à des faits qui auraient été commis entre 2011 et 2025 au détriment d’au moins sept autres victimes.

L’identité des ossements retrouvés n’est pas encore confirmée. Les investigations se poursuivent afin d’établir les circonstances exactes des faits. Les deux personnes mises en examen bénéficient de la présomption d’innocence

Photo : DR / portraits diffusés dans le cadre des recherches des deux militaires disparus.