Les arnaques par SMS deviennent de plus en plus crédibles. Nom, numéro de téléphone, adresse mail… lorsqu’un escroc possède déjà certaines de vos informations personnelles, il lui est beaucoup plus facile de vous mettre en confiance.

Et c’est précisément ce qui doit alerter en Nouvelle-Calédonie. Les informations personnelles de plus de 12 000 clients de Be-Bunk seraient désormais accessibles gratuitement sur le Dark Web.

En mars dernier, un hacker utilisant le pseudonyme « Spirigatito » avait revendiqué le piratage de la fintech calédonienne, affirmant avoir récupéré près de 200 Go de données. L’ensemble aurait alors été proposé aux enchères autour de 5 000 dollars.

Quelques mois plus tard, une partie de cette fuite refait surface. Un autre utilisateur, « kitta », aurait publié un fichier regroupant plus de 12 000 entrées, cette fois en libre accès.

Le risque devient alors beaucoup plus concret : ces informations peuvent être récupérées et utilisées pour monter des tentatives de phishing ciblées par SMS, mail ou téléphone.

La fintech appelle donc ses clients et anciens clients à la vigilance : un message qui connaît votre nom ou certaines de vos informations personnelles n’est pas forcément authentique. Ne cliquez pas sur un lien inattendu et ne communiquez jamais vos identifiants, codes ou coordonnées bancaires.

Une fois diffusées sur le Dark Web, ces données peuvent circuler longtemps et changer de mains. Si vous avez été client de Be-Bunk, mieux vaut donc redoubler de vigilance.