Le gouvernement a décidé de faire évoluer les règles de fixation des prix des viandes importées commercialisées par l’OCEF. Objectif affiché : adapter plus rapidement les tarifs aux réalités du marché international tout en continuant à protéger la production locale et les consommateurs.
Seul importateur de viandes et abats sur le territoire, l’OCEF occupe une place essentielle dans l’approvisionnement des Calédoniens. L’établissement public est chargé de garantir la disponibilité des produits sur l’ensemble du territoire, mais aussi de soutenir les éleveurs locaux grâce à l’écoulement prioritaire de la production calédonienne.
Jusqu’à présent, les prix de vente des viandes, abats et boyaux importés étaient fixés par arrêté gouvernemental selon un système de tarifs administrés et fixes. Un fonctionnement devenu difficile à maintenir face aux fortes variations des coûts d’achat sur les marchés internationaux.
Avec cette réforme, l’OCEF pourra désormais ajuster ses tarifs grâce à une formule de calcul intégrée directement dans le dispositif réglementaire. L’objectif est d’éviter de devoir modifier l’arrêté à chaque variation des prix d’achat à l’importation.
Le texte prévoit également une révision possible des tarifs tous les six mois, après avis des services compétents de la Nouvelle-Calédonie. Les prix pourront ainsi évoluer plus régulièrement, à la hausse comme à la baisse.
Pour préserver la compétitivité des produits locaux, le gouvernement impose aussi un écart de prix entre les viandes importées et les produits calédoniens équivalents. Une mesure destinée à continuer de favoriser l’écoulement prioritaire de la production locale.
Pour éviter des variations trop importantes, les hausses comme les baisses de prix seront plafonnées à 10 % par produit. Le gouvernement estime que cette mesure permettra à l’OCEF de rééquilibrer progressivement ses marges tout en limitant l’impact sur les prix payés par les consommateurs.
Reste maintenant à voir comment cette réforme sera accueillie par les Calédoniens. Car si le texte prévoit des ajustements dans les deux sens, on peut surtout craindre que les augmentations soient plus fréquentes que les baisses dans les rayons.
