Dans un communiqué signé par Christian Tein, le mouvement indépendantiste appelle à la mobilisation pour les élections provinciales du 28 juin, tout en s’opposant au projet de l’État d’élargir le corps électoral aux natifs et aux conjoints sans accord politique global.

Le FLNKS a réagi ce jeudi 7 mai à l’annonce de l’État concernant un projet de loi organique qui permettrait d’organiser les élections provinciales du 28 juin avec un corps électoral élargi aux natifs et aux conjoints.

Dans ce texte signé par Christian Tein, le mouvement indépendantiste considère les provinciales comme « une étape nécessaire » et appelle à une forte mobilisation électorale afin de poursuivre « la trajectoire vers la pleine souveraineté ».

Mais dans le même temps, le FLNKS rejette fermement toute modification du corps électoral sans accord politique global préalable. Le mouvement estime que le corps électoral provincial demeure un « pilier fondamental » de l’Accord de Nouméa et du processus de décolonisation, dénonçant toute « décision unilatérale » ou « passage en force » de l’État.

En clair, les indépendantistes acceptent la tenue du scrutin du 28 juin, mais refusent que les règles du corps électoral soient modifiées sans consensus politique.

À l’inverse, plusieurs responsables loyalistes, dont Sonia Backès et Virginie Ruffenach, considèrent cette ouverture aux natifs et aux conjoints comme une première avancée, même s’ils continuent de défendre un dégel plus large du corps électoral.

L’État envisagerait désormais de faire examiner à Paris un texte permettant cette ouverture partielle du corps électoral avant les provinciales. Un dossier toujours particulièrement sensible à quelques mois d’échéances jugées décisives pour la suite des discussions institutionnelles.