Le secteur touristique calédonien amorce une phase de reconquête, entre relance progressive et projection vers 2026, comme l’indique la dernière newsletter professionnelle de Nouvelle-Calédonie Tourisme. À l’approche de nouvelles campagnes de promotion prévues de mai à juin, l’organisme intensifie ses actions sur ses marchés prioritaires, notamment en Australie et en France, en partenariat avec Aircalin.

Ces campagnes s’appuient sur des offres promotionnelles et des packages attractifs, avec un objectif clair : regagner des parts de marché dans un contexte encore fragile, tandis que le rapport d’activité 2025, présenté en mai, met en avant une année fortement mobilisée au service de la relance.

Les indicateurs témoignent de cet engagement. En 2025, les campagnes ont généré 112 millions d’occasions de visibilité. Quinze opérations commerciales ont été menées avec les principaux partenaires de distribution et de transport, pour une contre-valeur médiatique estimée à 3,2 milliards de francs CFP.

Sur le terrain, 1 854 professionnels ont été rencontrés et formés, dont 45 dans le cadre d’éductours, tandis que les partenaires locaux ont contribué à hauteur de 12 millions de francs CFP pour soutenir les accueils média et les famtrips. La présence numérique progresse également, avec 538 000 abonnés sur les réseaux sociaux, 283 000 abonnés aux newsletters et 637 000 visiteurs sur le site internet

Malgré ces efforts, la fréquentation reste nettement en retrait.

Selon la note de situation de février 2026 de l’Observatoire du tourisme, basée notamment sur les données de l’ISEE, 4 031 touristes ont été recensés par voie aérienne, soit une baisse de 48 % par rapport à 2023, avec une clientèle majoritairement française (38 %), suivie des Australiens (14 %) et des Néo-Zélandais (4 %). La part des primo-visiteurs recule également à 40 %, contre 55 % en 2023,

Le segment des croisières accuse une chute marquée, avec 11 275 passagers, soit -62 % sur deux ans.

Dans ce contexte, les signaux de reprise apparaissent encore fragiles mais réels, portés par un regain d’intérêt sur certains marchés. L’ensemble des acteurs du secteur reste mobilisé pour renforcer l’attractivité de la destination et préparer les prochaines étapes de son redéploiement.