Le FLNKS a publié ce 4 mai 2026 un communiqué signé par son président, Christian Tein, rendant hommage à Jean-Marie Tjibaou et Yeiwene Yeiwene assassinés il y a 38 ans à Ouvéa. Le mouvement indépendantiste salue leur engagement en faveur de la reconnaissance du peuple kanak et d’un chemin mêlant lutte politique et dialogue vers la souveraineté.

Le texte revient sur une mémoire marquée par les violences, notamment les événements d’Ouvéa en 1988, où 19 militants kanak ont été tués lors de l’assaut de la grotte de Gossanah, ainsi que six gendarmes et militaires français. Une pensée est également adressée à l’ensemble des victimes.

Le FLNKS inscrit ces drames dans une histoire plus large, évoquant les exécutions de 1868 à Pouébo et les violences de mai 2024, qu’il relie à la question coloniale. Il réaffirme que le peuple kanak n’a jamais accepté la colonisation et poursuit sa revendication de souveraineté.

Dans un contexte de négociations jugées difficiles, le mouvement appelle à un dialogue sincère avec l’État pour éviter de nouveaux drames et « refermer la parenthèse coloniale ». Il rappelle l’accord de Nouméa comme socle de décolonisation et de construction d’un destin commun.

Surtout, le FLNKS met l’accent sur la nécessité d’avancer rapidement sur le plan institutionnel. Il appelle à l’organisation des élections provinciales avant le 28 juin 2026, avec le corps électoral actuel, estimant qu’elles doivent permettre de redonner la parole au peuple et de relancer les discussions politiques. L’objectif affiché est clair : sortir durablement des tensions et construire un cadre stable, « paisible, juste et prospère » pour l’ensemble des Calédoniens.