Le parquet met fin à la rumeur. Contrairement aux informations diffusées samedi matin 11 avril 2026 par NC1ère, puis largement relayées et partagées par plusieurs médias, aucune agression sexuelle sur une fillette de deux ans n’est établie dans l’affaire survenue au squat de Tina Golf, à Nouméa.
À l’origine de la procédure, un signalement effectué vendredi 10 avril par la mère de l’enfant, inquiète de ne pas retrouver sa fille à son retour au domicile. L’enfant a été prise en charge et transportée au Médipôle.
Les examens médico-légaux réalisés dans la matinée du samedi ont formellement écarté la présence de traces ou d’indices de violences sexuelles. L’enfant, n’a livré aucun élément permettant d’orienter l’enquête en ce sens. Les éléments matériels recueillis ne permettent donc pas de caractériser une infraction de nature sexuelle.
Les investigations ont permis de reconstituer une autre séquence des faits. L’enfant, qui dormait nue avec ses frères et sœurs, est sortie seule de la cabane familiale avant de déambuler dans des fourrés à proximité. Les lésions observées sur ses membres inférieurs sont compatibles avec des égratignures provoquées par des végétaux épineux.
Un jeune homme, aperçu à proximité, a été interpellé et placé en garde à vue. Il portait un tee-shirt présentant des traces de sang, dont l’origine et la datation n’ont pas pu être établies. Lors de son audition, il a nié tout geste à caractère sexuel. Les investigations techniques se poursuivent afin de compléter les vérifications.
La diffusion initiale de cette information, alors que les premières constatations médico-légales n’étaient pas encore finalisées, a suscité une vive émotion et une forte propagation sur les réseaux sociaux, sur la base d’éléments non établis.
Le parquet rappelle qu’il est seul habilité à communiquer sur ce type d’affaires, en particulier lorsqu’elles concernent des mineurs. L’enquête se poursuit afin d’établir l’ensemble des circonstances.
