La Polynésie française veut attirer davantage de touristes australiens avec l’ouverture d’un vol direct entre Sydney et Tahiti fin 2026. Une annonce qui arrive au moment où la Nouvelle-Calédonie tente encore de relancer son tourisme après une période difficile. Même si les Australiens commencent à revenir, la reprise reste fragile et dépend beaucoup de cette clientèle.
Les chiffres le montrent : selon l’ISEE, 3 500 Australiens ont visité le territoire au troisième trimestre 2025, soit huit fois plus qu’un an plus tôt. Ils représentent aujourd’hui près d’un quart des visiteurs. Une progression encourageante, mais encore loin des niveaux d’avant crise.
Face à Tahiti, la comparaison peut inquiéter. La destination polynésienne bénéficie d’une image très forte à l’international, notamment pour les voyages haut de gamme. Mais la Nouvelle-Calédonie garde un avantage important : elle est beaucoup plus proche. Moins de trois heures de vol depuis Sydney, contre plus de sept heures pour Tahiti. Un atout majeur pour les courts séjours.
Mais le temps de vol ne fait pas tout. Si la liaison entre Sydney et Nouméa existe déjà, elle reste aujourd’hui plus fragile, avec moins de capacité et peu de marge en cas de problème côté Aircalin. Surtout, la destination doit encore rassurer. Pour certains Australiens, la Nouvelle-Calédonie reste associée aux tensions de 2024, ce qui peut freiner les départs.
À l’inverse, Tahiti avance avec une offre simple et claire. Résultat : la concurrence va forcément s’intensifier dans les mois à venir. Pour la Nouvelle-Calédonie, l’enjeu n’est pas immédiat, mais il arrive au moment où la reprise calédonienne reste encore fragile.
