Face à une industrie du nickel sous forte pression, le Congrès a adopté une réforme visant à accélérer l’accès à la ressource et à simplifier les procédures. Un texte présenté comme une réponse à l’urgence économique, mais encore en attente de promulgation.

Le Congrès a adopté cet après-midi une proposition de loi du pays touchant à un enjeu central pour l’économie du territoire : le nickel. Le texte prévoit de revoir les conditions d’accès à la ressource minière, avec l’ambition de réduire les délais et de lever les blocages administratifs qui freinent les projets industriels.

Au cœur de la réforme, l’introduction du principe du « silence vaut acceptation ». Certaines demandes d’autorisation pourraient ainsi être considérées comme validées en l’absence de réponse de l’administration dans un délai fixé. Une évolution notable dans un secteur où la lourdeur des procédures est régulièrement pointée du doigt.

Déposée fin 2023, la proposition de loi s’inscrit dans un processus engagé de longue date pour adapter le code minier aux contraintes actuelles. Elle a été examinée en commission avant d’être adoptée en séance publique.

Au-delà de cette disposition, le texte traduit une volonté plus large de simplifier les démarches, de fluidifier l’exploitation des gisements et de donner davantage de visibilité aux opérateurs.

Le contexte reste particulièrement tendu. L’exposé des motifs évoque une filière fragilisée, confrontée à des besoins de financement estimés à 1,5 milliard d’euros à court terme pour les trois principaux opérateurs du territoire. Une situation qui pèse directement sur l’activité, l’emploi et l’ensemble de l’économie calédonienne.

Dans ce cadre, la réforme s’inscrit dans une logique d’urgence : adapter rapidement le cadre réglementaire pour soutenir un secteur stratégique, dans un environnement international de plus en plus concurrentiel.

Reste une étape avant toute application concrète. Comme toute loi du pays, le texte devra encore être promulgué pour entrer en vigueur. D’ici là, ses effets restent suspendus.