L’enquête judiciaire ouverte après les émeutes de mai 2024 en Nouvelle-Calédonie a franchi une nouvelle étape. Les juges d’instruction du tribunal judiciaire de Paris ont rendu un avis de fin d’information, marquant la clôture de près de deux ans d’investigations sur les violences qui ont secoué le territoire, selon les informations publiées par La Voix du Caillou.

Au cœur du dossier figure toujours Christian Tein, actuel président du FLNKS, mis en examen aux côtés de plusieurs militants de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT). L’enquête, conduite notamment par la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire et la section de recherches de la gendarmerie de Nouméa, visait à déterminer si cette organisation avait joué un rôle dans l’organisation ou la coordination des violences déclenchées le 13 mai 2024 dans l’agglomération du Grand Nouméa.

Menées pendant près de deux ans, les investigations ont donné lieu à de nombreuses auditions, perquisitions et analyses de matériel numérique. Les enquêteurs ont cherché à établir les différents niveaux de responsabilité dans ce dossier particulièrement sensible pour la Nouvelle-Calédonie.

Les juges se sont notamment penchés sur le rôle éventuel de la CCAT dans la structuration ou l’encouragement des actions violentes qui ont marqué la crise insurrectionnelle du 13 mai 2024. Ils ont également examiné l’éventuelle existence d’autres niveaux de responsabilité, notamment au sein de structures politiques susceptibles d’avoir participé à l’élaboration ou à la supervision d’un plan d’action.

Plusieurs responsables politiques de l’Union calédonienne ont été entendus dans le cadre d’auditions libres, parmi lesquels Roch Wamytan, Gilbert Tyuienon ou Pascal Sawa. Aucune mise en examen n’a toutefois été prononcée à leur encontre à ce stade de la procédure.

Le dossier se trouve désormais entre les mains du parquet, qui doit rendre un réquisitoire définitif. Les juges d’instruction devront ensuite décider s’il y a lieu de renvoyer les personnes mises en examen devant un tribunal ou de prononcer un non-lieu.