Présenté par la Province Sud comme un outil destiné à faciliter le retour de Calédoniens disposant d’un emploi ou d’une promesse d’embauche, le dispositif Sud Retour a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Face aux critiques, Sonia Bakes a tenu sur sa page facebook à rappeler le contexte démographique et économique du territoire et à défendre le sens de cette mesure.
Ce dispositif vise à accompagner le retour de Calédoniens disposant d’un emploi ou d’une promesse d’embauche. Il prévoit une aide au transport pour les bénéficiaires, avec un complément possible pour la famille, ainsi qu’un soutien financier aux entreprises du secteur privé qui recrutent, sous la forme d’une aide équivalente à un mois de salaire brut, charges patronales incluses.
Dans les commentaires, de nombreux internautes ont exprimé leur hostilité au principe même de ce soutien : « Ils avaient de l’argent pour partir, ils ont donc de l’argent pour revenir », « Pourquoi aider ceux qui sont partis alors que ceux qui sont restés peinent encore à retrouver du travail ? », ou encore « On récompense ceux qui ont quitté le pays pendant que d’autres ont tenu bon ici ».
En réponse, Sonia Backès a rappelé l’ampleur du recul démographique observé ces dernières années.
« Plus de 16 000 personnes ont quitté la Calédonie ces six dernières années », souligne-t-elle, évoquant un manque qui pèse sur « la survie des entreprises, le financement des retraites, le Ruamm et l’équilibre économique et social du territoire ».
Refusant de stigmatiser ceux qui sont partis, elle interroge :
« Quand ils ont tout perdu, leur travail, leur salaire, parfois leur maison, peut-on leur reprocher d’être partis ? Et quand ils veulent revenir, doit-on leur fermer la porte ? Je dis non. »
Pour elle, l’enjeu dépasse le seul dispositif Sud Retour :
« La survie de la Nouvelle-Calédonie passera par le fait d’être plus nombreux. Ce n’est certainement pas en envoyant des messages de repli sur soi que nous réussirons. »

