Les publications se multiplient sur les réseaux sociaux après la réception, par de nombreux Calédoniens, d’un courriel de Revolut annonçant la fermeture programmée de leur compte au 20 février 2026. Selon le contenu du message, la décision serait liée à l’adresse de résidence déclarée en Nouvelle-Calédonie, un territoire qui ne figurerait plus parmi ceux aujourd’hui éligibles aux services de la néobanque.
À ce stade, Revolut n’a communiqué publiquement sur aucun changement de périmètre concernant le territoire. D’après plusieurs retours concordants, les comptes existants auraient été maintenus durant une phase transitoire, avant l’envoi progressif des notifications de clôture, alors même que des alertes informelles sur une possible exclusion de la Nouvelle-Calédonie circulaient déjà depuis plus d’un an parmi les utilisateurs.
Des témoignages font également état d’une situation différente pour les clients ayant déclaré une adresse en métropole ou dans un autre pays européen, qui ne seraient pas concernés à ce stade, sans confirmation officielle de l’entreprise. Cette évolution s’inscrirait dans un resserrement plus large des critères d’éligibilité appliqués par certaines plateformes financières internationales.
Face à la situation, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie est désormais interpellé. Sur les réseaux sociaux, plusieurs appels visent notamment Christopher Gyges et Alcide Ponga, afin qu’ils se saisissent du dossier. Selon une source présentée comme bien informée par certains internautes, le blocage de Revolut reposerait sur un flou juridique, plutôt que sur une interdiction formelle, une affirmation qui n’a à ce stade fait l’objet d’aucune confirmation officielle.
Territoire français au statut juridique spécifique, la Nouvelle-Calédonie se heurte régulièrement à des restrictions d’accès à des services numériques ou financiers opérés depuis l’Union européenne.
Dans le cas de Revolut, la date de clôture est désormais formalisée, sans qu’une clarification officielle n’ait encore été apportée sur les perspectives d’évolution du dossier.

