Le gouvernement a annoncé l’envoi d’une mission de facilitateurs en Nouvelle-Calédonie à compter du 1er décembre. Objectif : soutenir la reprise du dialogue sur l’avenir institutionnel et renforcer l’adhésion autour de l’accord de Bougival.
Mandatée par le Premier ministre et la ministre des Outre-mer, cette mission est composée de trois personnalités bien connues du dossier calédonien : Thierry Lataste, ancien directeur de cabinet de François Hollande, Remi Bastille, conseiller de Manuel Valls quand il était Premier Ministre, et co-rédacteur de l’accord de Bougival, et Benoit Lombriere, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, et présent à Bougival
Leur rôle ? Identifier les attentes et demandes d’éclaircissements formulées par les forces politiques locales, proposer au gouvernement d’éventuels ajustements au texte de Bougival, et participer à la préparation d’un document pédagogique destiné à informer les électeurs en amont de la consultation prévue en mars.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité du déplacement ministériel de Naïma Moutchou qui avait permis d’acter quatre points de convergence :
- le soutien réaffirmé à l’accord de Bougival,
- l’organisation d’une consultation anticipée,
- la nécessité de poursuivre les échanges pour lever les zones d’ombre,
- et le lancement d’un plan de relance économique.
Le projet de loi encadrant cette consultation pourrait être présenté en conseil des ministres dès le 17 décembre, pour un examen parlementaire en janvier. La consultation reposerait, comme lors des précédents référendums, sur le corps électoral spécial dit « consultation ».
