Dans une prise de position rendue publique cette semaine, L’Éveil océanien s’oppose fermement à la fermeture de la Maison de la Nouvelle-Calédonie (MNC) annoncée officiellement il y a quellques jours Pour le mouvement, cette décision constitue un « effacement délibéré » d’un symbole fort du lien entre le territoire et l’Hexagone.
Créée en 1989 à la suite des accords de Matignon-Oudinot, cette structure n’était pas un simple service administratif. Elle offrait un cadre d’accueil et d’accompagnement pour les étudiants, les familles, les patients évacués sanitaires, les élus et les délégations en déplacement en métropole.
Un outil politique et culturel abandonné
Dans un document diffusé sur ses réseaux sociaux, L’Éveil océanien rappelle que ce lieu jouait un rôle central dans la construction d’une citoyenneté calédonienne partagée, au-delà des clivages institutionnels. La fermeture est présentée « comme un renoncement politique majeur », avec un coût estimé à 254 millions F CFP, réparti entre les provinces et la Nouvelle-Calédonie.
Le parti critique aussi le rejet des propositions alternatives émises par l’équipe dirigeante, sous l’impulsion de Joël Viratelle. Celles-ci incluaient une relocalisation moins coûteuse, la location d’espaces, une redéfinition des missions ou encore la valorisation du patrimoine immobilier de la Maison pour en garantir la pérennité.
« Transformer, oui. Effacer, non »
L’Éveil océanien précise qu’il ne s’agissait pas de s’opposer à une réforme de fond, mais d’éviter une disparition pure et simple de l’établissement. « En renonçant à cette présence à Paris, on renonce à une partie de ce que nous sommes », estime le mouvement, qui qualifie cette décision de l’un des renoncements politiques les plus lourds de ces dernières années.
Enfin, le parti exprime son soutien aux agents affectés par cette fermeture et déplore une logique de repli sur soi, contraire à toute vision collective de l’avenir du pays.
