Port Vila accueille ce jeudi le premier cycle officiel de négociations entre le Vanuatu et la France au sujet de la souveraineté des îles Matthew et Hunter et de la délimitation des frontières maritimes avec la Nouvelle-Calédonie. Un dossier à forts enjeux économiques, diplomatiques et stratégiques pour les deux pays dans la région Pacifique
Des négociations officielles de deux jours s’ouvrent jeudi 20 novembre à Port Vila entre le Vanuatu et la France au sujet des îles Matthew et Hunter, appelées Umaenupne et Umaeneg/Leka par le Vanuatu, ainsi que sur la délimitation des frontières maritimes entre le Vanuatu et la Calédonie précise le daily post.
La délégation vanuataise est conduite par le vice-Premier ministre Johnny Koanapo Rasou, tandis que la délégation française est menée par le diplomate Benoît Guidée. Un premier cycle qui fait suite à la rencontre en juillet dernier entre le Premier ministre Jotham Napat et Emmanuel Macron à Paris.
Pour le Vanuatu, ces discussions constituent une étape majeure dans sa revendication de souveraineté sur les deux îles et dans la fixation d’une frontière maritime permanente.
L’issue de ces négociations pourrait redessiner la zone économique exclusive entre le Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie et donc l’accès aux ressources halieutiques et minières sous-marines. Sur le plan diplomatique et stratégique, un accord renforcerait la stabilité régionale et les relations bilatérales, tandis qu’un blocage prolongé pourrait raviver les tensions autour de la présence française dans le Pacifique et des équilibres géopolitiques de la région.
Pour le Vanuatu, ce processus représente une avancée décisive dans la reconnaissance de sa souveraineté sur les deux îles et l’établissement définitif de sa frontière maritime. Un enjeu national majeur. Pour Paris, un dossier stratégique et déterminant dans le cadre de sa présence et de sa stratégie en Indo-Pacifique.
