Deux personnes ont été placées en garde à vue après les violences survenues dimanche matin sur la plage de Kuendu Beach, où les forces de l’ordre ont essuyé des jets de projectiles lors d’une intervention sur fond d’alcoolisation. Un majeur a été condamné à deux ans de prison, dont dix mois sous bracelet électronique. Le procureur de la République dénonce une nouvelle dérive liée à l’abus d’alcool.

Rappel des faits

Les faits se sont déroulés le 16 novembre vers 6h30. Appelés en renfort des pompiers après une rixe et pour porter secours à une personne blessée, 79 agents – gendarmes mobiles, police nationale et police municipale – ont été pris à partie. Des bouteilles en verre et des pierres ont été lancées en direction des forces de l’ordre. Un gendarme a été touché au coude, sans incapacité de travail.

Deux personnes ont été placées en garde à vue : un mineur et un majeur, tous deux sans antécédent judiciaire. Parallèlement, six autres individus ont été interpellés pour ivresse publique et manifeste et conduits en dégrisement.

À l’issue de sa garde à vue, Le mineur a été convoqué devant le juge des enfants pour violences volontaires sur des gendarmes mobiles, des faits qu’il réfute.
Le majeur a comparu dans le cadre d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité. Il a été condamné à deux ans de prison, dont quatorze mois avec sursis probatoire incluant des obligations de soins, de travail ou de formation, d’indemnisation de la victime, d’interdiction de paraître à Kuendu Beach et 140 heures de travail d’intérêt général à effectuer en dix-huit mois.
Les dix mois ferme seront purgés sous bracelet électronique. Il écope aussi de cinq ans de privation de droit d’éligibilité et de l’interdiction de détenir ou porter une arme soumise à autorisation pendant cinq ans.

Le procureur souligne que cette affaire s’inscrit une nouvelle fois dans un contexte « prétendument festif » marqué par des consommations excessives d’alcool, qu’il qualifie de « fléau majeur » en Nouvelle-Calédonie, à l’origine de nombreuses formes de délinquance : violences publiques ou intrafamiliales, insécurité routière et vols. Il appelle à une prise de conscience collective face à un phénomène devenu récurrent.