Le mardi 1er juillet, les élus UC-FLNKS ont déposé sur le bureau du Congrès une résolution visant à faire reconnaître l’état d’urgence sociale dans le pays.
Le texte appelle à la mise en place d’une stratégie nationale de solidarité, en sollicitant un soutien renforcé de l’État français. Pour les élus indépendantistes, la situation actuelle est le fruit d’une crise sociale et économique profonde, aggravée par les événements récents. Ils estiment que des mesures d’urgence s’imposent face à la montée des impayés, à la flambée du chômage, à la précarité alimentaire, au mal-logement et aux difficultés d’accès à l’éducation.
Depuis le 13 mai 2024, tous les voyants sont au rouge. Environ 13 000 emplois ont disparu, le chômage s’envole, la consommation recule, et l’endettement public atteint des sommets. La dette dépasse aujourd’hui les 119 milliards de francs CFP, soit plus de 400 % des recettes publiques.
Sur le terrain, les conséquences sont concrètes : baisse des aides sociales, explosion des loyers impayés, repas de cantine devenus essentiels pour de nombreux enfants. Les mairies, étranglées financièrement, peinent à assurer les services de base. Les associations, elles, sont débordées.
Dans cette situation, les élus réclament une stratégie nationale de solidarité. De préférence avec un bon gros chèque de l’État. Et pourquoi s’arrêter là ? L’Union européenne et le FMI sont aussi invités à la table. Un appel à la solidarité internationale en quelque sorte !… Mais voilà, quand la maison brûle, on redécouvre parfois les vertus de l’assurance habitation.
La résolution entend ainsi mobiliser des moyens exceptionnels, restaurer la confiance de la population, et faciliter le recours aux dispositifs d’aide régionaux et internationaux.
Tout en réaffirmant leur engagement pour la souveraineté, les élus UC-FLNKS pointent la part de responsabilité de l’État dans la situation actuelle, et exigent qu’il contribue à la sortie de crise.

