Une opération d’envergure menée par la Marine nationale a permis l’interception, le 25 juin dernier, d’un navire transportant 2,5 tonnes de cocaïne dans les eaux internationales proches de la Nouvelle-Calédonie. Le parquet de Nouméa a annoncé ce lundi l’ouverture d’une enquête pour trafic de stupéfiants.
Le bateau en question, un moteur baptisé SM Dante, naviguait sous pavillon panaméen – également revendiqué par la Tanzanie – ce qui a permis aux autorités françaises d’intervenir en vertu de la réglementation internationale sur les navires sans nationalité. C’est dans le cadre de la convention de Vienne de 1988 et des lois françaises sur la lutte contre le trafic de drogues que cette opération a été menée.
La fouille de la soute a révélé plusieurs ballots contenant une poudre blanche, rapidement identifiée comme de la cocaïne.
Après déroutement vers le port de Nouméa, la cargaison a été pesée sous contrôle judiciaire, et une enquête de police a été déclenchée avec le concours de la direction territoriale des douanes.
À bord, sept membres d’équipage – deux Portugais et cinq Équatoriens – ont été placés en garde à vue le 29 juin à 19 heures. Le parquet a sollicité un juge pour encadrer juridiquement la prolongation de leur rétention pendant le transfert du navire.
D’après les premiers éléments de l’enquête, le SM Dante aurait quitté le Pérou en mai 2025, sans escale, avec pour objectif de rejoindre une zone au large de l’Australie. La drogue devait y être transbordée sur des hors-bord, puis sur un autre navire à destination du marché australien.
Cette saisie s’inscrit dans un contexte plus large : depuis 2012, plusieurs navires chargés de cocaïne ont été interceptés dans le Pacifique sud, notamment les Mégalodon (192 kg en 2012), Je Rêve, Le Raj, L’Elakha, L’Afalina et L’Amira Nadja, tous impliqués dans des filières entre l’Amérique latine et l’Australie.
Le parquet de Nouméa devrait communiquer de nouveaux éléments dans les prochains jours, à l’issue des mesures de garde à vue.
