À l’occasion de la Journée Mondiale de la Santé, l’Alliance des Infirmiers Calédoniens (ADIC) interpelle les autorités du territoire. Face à la crise que traverse la profession, l’organisation propose que le 12 mai 2025 marque un tournant, avec des engagements concrets en faveur des soignants.

Le 7 avril 2025, à l’occasion de la Journée Mondiale de la Santé, l’ADIC publie un appel à destination des élus, représentants politiques et responsables sanitaires du territoire. L’objectif : alerter sur la situation critique des professionnels infirmiers et proposer des mesures concrètes pour soutenir la profession.

D’après un sondage réalisé fin 2024, plus d’un infirmier sur deux en Nouvelle-Calédonie dit ne pas être satisfait de ses conditions de travail. Cela a des conséquences sur l’ensemble du système de santé : fermetures de services, retards dans les soins, difficultés pour les patients à être suivis correctement.

Une crise dans un contexte mondial. Le problème ne touche pas que la Nouvelle-Calédonie. Selon l’Organisation mondiale de la santé, il manque déjà 6 millions d’infirmiers dans le monde, et ce chiffre pourrait dépasser 10 millions d’ici 2030. Sur le territoire, près d’un soignant sur deux envisage de partir, faute de conditions attractives ou stables.

L’ADIC souhaite que le 12 mai, journée internationale des infirmières, devienne une commémoration calédonienne pour les actes héroïques des infirmières du Territoire lors des émeutes du 13 mai 2024 et souhaite, à cette occasion, signer avec les institutions la charte du conseil international des infirmières.