Par la voix d’un communiqué musclé, le Syndicat des Importateurs et Distributeurs de Nouvelle-Calédonie (SIDNC) tire à boulets rouges sur le modèle économique calédonien, jugé « obsolète et pénalisant pour les consommateurs ».
Le Syndicat s’en prend frontalement aux mécanismes de protection du marché en vigueur depuis plusieurs décennies sur le territoire. Taxes spécifiques comme la taxe de régulation de marché ou celle de Soutien à la production agricole, quotas d’importation ou encore restrictions administratives sont, selon lui, autant de freins à la concurrence qui pénalisent directement les consommateurs calédoniens.
Le syndicat dénonce un système qui aurait, à force, fini par créer des déséquilibres et pénaliser le pouvoir d’achat des Calédoniens et de fausser la concurrence.
« Le pouvoir d’achat a été sacrifié pendant des décennies pour des résultats qui ne justifient pas toujours cet investissement collectif », affirme le syndicat, qui fustige un modèle jugé injuste, déséquilibré et dépassé.
Il accuse même certaines filières d’être maintenues artificiellement sous perfusion, au détriment de l’ensemble de la population.
Le verdict est sans appel : « Ce modèle n’est pas un moteur pour l’économie, c’est une ancre qui l’empêche de progresser. »
Un point de vue contraste nettement avec celui récemment exprimé par la FEINC, qui, dans une déclaration du 26 mars , appellait à renforcer la protection des filières locales et soutenait le « plan Valls » en faveur de l’industrie. Là où la FEINC plaide pour une souveraineté productive accrue, le SIDNC plaide pour une libéralisation des échanges et une refonte du cadre économique.
Deux visions, donc, pour un même objectif : faire sortir la Nouvelle-Calédonie de la crise. L’une mise sur l’ouverture et la concurrence, l’autre sur la relocalisation et la protection.
Tapez 1 pour l’ouverture, 2 pour la protection
