Dans un communiqué publié ce mercredi matin, la FEINC salue les récentes prises de position de Manuel Valls en faveur d’un nouveau modèle économique pour les Outre-mer. Le ministre a appelé à rompre avec la dépendance aux importations, favoriser la production locale et réduire la dépendance énergétique, des orientations que la Fédération défend depuis longtemps.

Le 17 mars, en Martinique, Manuel Valls a réaffirmé cette ambition en souhaitant mieux intégrer les territoires ultramarins à leur marché régional, pour limiter les importations aux seuls produits strictement indispensables

« Pour sortir d’une économie de comptoir, il faut rompre avec la dépendance aux importations, favoriser la production locale et l’autonomie alimentaire, mettre un terme au commerce exclusif avec l’Hexagone, et réduire la dépendance énergétique »,

La FEINC espère que ces messages seront réaffirmés lors de la visite du ministre et que cela permettra de mettre un coup d’arrêt à certaines oppositions administratives.

« Ce serait l’occasion de mettre un terme à la cabale engagée par l’Autorité de la concurrence et certains hauts-fonctionnaires bien-pensants, qui vont à l’encontre du développement de l’industrie calédonienne », affirme la Fédération.

Le communiqué souligne l’urgence de la situation.  plus de 6 600 emplois ont été perdus en 2024 dans la production locale, principalement dans la construction et l’industrie de transformation. Le secteur est passé de 23 588 emplois en 2023 à 16 905 l’année suivante. « On ne relancera pas l’économie calédonienne sans une production locale forte », rappelle la FEINC.

Un enjeu de souveraineté économique et alimentaire L’organisation rappelle que les produits calédoniens ne représentent que 22 % des biens consommés sur le territoire (et seulement 3 % pour les produits régulés), tandis que l’autosuffisance alimentaire plafonne à 17 %. « L’industrie de transformation ne peut pas être tenue pour responsable de la vie chère sur le territoire. Les études de l’ISEE sont claires. »

La FEINC appelle donc à une prise de conscience collective pour renforcer la place des produits manufacturés locaux : « Faisons mieux pour retrouver plus de produits manufacturés localement dans la consommation des Calédoniens. »