Le secteur des télécommunications devrait connaître une évolution majeure. Une convention a été signée pour mettre en place une régulation indépendante, afin d’améliorer les services, réduire les coûts pour les consommateurs et encourager la concurrence. L’objectif est de transformer un marché monopolistique en un espace ouvert à de nouveaux acteurs, avec des règles claires et équitables.

Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé de l’économie numérique, a signé ce mercredi 18 décembre avec le président de l’Autorité de la concurrence Stéphane Retterer une convention visant à préparer une régulation indépendante des télécommunications en Nouvelle-Calédonie.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan de sauvegarde, de refondation et de reconstruction (PS2R), qui cherche à renforcer l’attractivité et la compétitivité de l’économie du territoire.

Parmi les mesures phares, le plan prévoit une régulation indépendante des secteurs de l’énergie et des télécoms pour offrir une meilleure couverture réseau, des tarifs plus abordables, et des débits améliorés. « L’objectif est de proposer un cadre stable et prévisible pour les acteurs tout en répondant aux attentes du public et des entreprises », a déclaré Christopher Gygès.

Cette réforme pourrait également mettre fin au monopole de l’OPT et ouvrir le marché à de nouveaux opérateurs, favorisant ainsi la concurrence. Cela devrait se traduire par une baisse des prix, une diversification des offres, et une qualité de service accrue. Cependant, ces évolutions dépendent des ajustements législatifs à venir et de l’accès équitable aux infrastructures existantes.

L’Autorité de la concurrence jouera un rôle central en mobilisant son expertise pour définir les missions et compétences du futur régulateur indépendant, adaptées aux spécificités locales. Stéphane Retterer, président de l’Autorité, souligne que ce modèle, largement utilisé à l’international, est essentiel pour une régulation efficace. Ces travaux incluront la mise en place d’une structure fonctionnelle et les modifications législatives nécessaires.

La convention, signée pour un an, marque une première étape dans la transformation du secteur des télécommunications en Nouvelle-Calédonie.