Selon un information publiée par la Voix du Caillou, une note confidentielle de la DGSI, dévoile des informations inédites sur la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), présentée comme le « bras armé » de l’Union calédonienne (UC). L’enquête judiciaire en cours, vise plusieurs de ses responsables, accusés d’avoir orchestré des violences liées aux manifestations contre le dégel du corps électoral en Nouvelle-Calédonie.
Une organisation hiérarchisée pour la mobilisation indépendantiste
La DGSI décrit la CCAT comme une structure hiérarchisée, jouant un rôle clé dans la mobilisation indépendantiste. Parmi les figures de proue se trouvent Christian Tein, réélu commissaire général de l’UC, et des militants comme Guillaume Vama et Brenda Wanabo.
La CCAT a mis en place des actions progressives pour intensifier la pression sur l’État français, notamment après l’annonce de sa création lors du congrès de l’UC en novembre 2023.
La situation a dégénéré en affrontements violents au début de l’année 2024, culminant avec les émeutes du 13 mai, qui ont causé la mort de treize personnes, dont deux gendarmes, et ont provoqué d’importants dégâts économiques et sociaux.
Une stratégie coordonnée pour des actions violentes
Toujours selon les services de renseignement, la CCAT a su mobiliser des militants expérimentés, issus de luttes antérieures, comme la contestation autour de la vente de l’usine Vale en 2021.
L’organisation a intensifié la mobilisation et fait monter la pression pendant des mois, avant de fixer une date clé, du 13 mai 2024 pour organiser le blocage des centres stratégiques du territoire. Ces actions auraient impliqué une jeunesse encadrée et dirigée par des leaders et militants les plus actifs.
Le renseignement intérieur dévoile un élément jusque-là jamais révélé au grand public. « Le 13 mai, après la manifestation devant le congrès au cours de laquelle un manifestant a scandé « on va brûler Nouméa », une réunion des responsables de la CCAT a été organisée avec les référents par quartier du Grand-Nouméa, au cours de laquelle des consignes ont été passées en vue d’accentuer la mobilisation dès la nuit tombée. »
Les leaders, dont Christian Tein, rejettent catégoriquement ces accusations et, toujours présumés innocents,se décrivent comme des « prisonniers politiques », critiquant une justice qu’ils qualifient de « coloniale ».
Ces révélations soulèvent des interrogations importantes sur les tensions politiques croissantes et l’avenir des relations entre l’État et le mouvement indépendantiste calédonien.
