Un réseau Sentinelle* a été initiée par la province sud, dans le but d’améliorer le bien-être et la santé mentale des jeunes. Cette initiative expérimentale, dirigée par Suzanne Devlin, experte en promotion de la santé mentale, a commencé en avril dernier. Une équipe de tuteurs en santé, de conseillers en jeunesse, ainsi que de jeunes volontaires du service civique a été constituée pour soutenir ce projet.

C’est sur le thème « Cultiver sa santé mentale » qu’un atelier, dédié à une centaine de jeunes engagés dans les services civiques, sera organisé au mois d’aout. Une rencontre qui leur offrira l’opportunité de discuter de leur bien-être, de partager leurs ressentis, et d’aborder leurs difficultés éventuelles. À l’issue de cette formation, les participants seront équipés pour aider leurs pairs en les orientant vers des dispositifs locaux de prévention et de soins.

En fournissant des outils de gestion des émotions, le réseau souhaite rendre les jeunes acteurs de leur propre santé mentale

Selon le baromètre santé jeunes 2019 et l’enquête « Bien dans mes claquettes » 2022, 30 % des collégiens et lycéens ressentent un sentiment de désespoir, 12 % ont déjà envisagé de se suicider et 67 % des élèves de 3e ne demandent pas d’aide en cas de difficulté.

*Les sentinelles sont des personnes volontaires ayant des dispositions spontanées au soutien à autrui. Ils sont formés à reconnaître les signes d’alerte de situations de mal-être et à réagir de façon adéquate en effectuant une première orientation, que ce soit dans le cadre de leur activité professionnelle ou non. Cet engagement personnel et non professionnel n’entraîne aucune obligation légale ou contractuelle, et peut prendre fin à tout moment. Les sentinelles peuvent également jouer ce rôle pour d’autres populations qu’agricoles à l’occasion de leur vie privée ou associative.