Dans le prolongement du précédent communiqué, du 24 mai le procureur informe que l’enquête menée par la section de recherches de Nouméa a permis d’établir un certain nombre de faits
Le 24 mai 2024, en début d’après-midi, un policier et son collègue se rendent au centre hospitalier territorial du Médipôle à Dumbéa pour des raisons personnelles, en civil et hors service.
En voiture, ils hésitent à s’engager sur la route menant à l’hôpital en raison de la présence de barrages. Le conducteur d’une ambulance les rassure et les invite à le suivre.
Ils passent un premier barrage, mais au second, leur voiture est attaquée par des jets de pierres, brisant la vitre côté conducteur.
Devant un troisième barrage, leur véhicule est bloqué par trois voitures. Un groupe de 40 à 50 personnes les attaque à nouveau avec des pierres.
Le conducteur sort du véhicule, s’identifie et procède à des sommations. Le passager, voyant un homme frapper violemment la vitre côté passager avec un objet, sort son arme en criant « police, police » et tire un coup, tuant l’agresseur.
Les deux agents atteignent ensuite l’hôpital. Leur véhicule montre de nombreux impacts de pierres et les deux vitres avant sont brisées.
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre un homme inanimé avec un sabre d’abattis, correspondant à la victime décédée. Les blessures des policiers, causées par des éclats de verre et des pierres, sont attestées médicalement. Les policiers ont porté plainte.
En garde à vue pendant près de 48 heures, le policier a admis avoir tiré un seul coup de feu par réflexe pour se défendre, sans viser la victime.
Le parquet a ouvert une information judiciaire pour violences volontaires sans intention de tuer, aggravées par l’usage d’une arme. Le policier a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet. Les investigations se poursuivent sous l’autorité du magistrat instructeur. Une autopsie de la victime et une expertise balistique ont été ordonnées.
Pendant l’information judiciaire, l’accusé et les proches de la victime peuvent demander des investigations complémentaires auprès du magistrat instructeur.
