Avec plusieurs mois de retard et un surcoût financier significatif, la réouverture du Musée territorial est repoussée à 2025. Le chantier de rénovation a rencontré de multiples obstacles qui ont rallongé son échéancier et gonflé son budget.
Situé au cœur de Nouméa sur 7000 mètres carrés, le Muz promet une immersion dans l’histoire de la Nouvelle-Calédonie et de ses communautés, en mettant notamment à l’honneur l’une des plus importantes collections d’art kanak au monde. Le projet ambitieux visait à enrichir l’expérience des visiteurs grâce à un parcours repensé, des animations et des médiations culturelles innovantes.
Une rénovation entravée par une série d’imprévus qui ont considérablement affecté le déroulement des travaux. La découverte d’amiante et de plomb dans les structures existantes, le départ inopiné du responsable du projet, les conséquences de la pandémie de Covid, ainsi que l’explosion des prix et les difficultés d’approvisionnement en matériaux ont tous contribué à ce retard.
Le surcoût des travaux est estimé entre 300 et 400 millions de francs, une somme considérable qui s’ajoute à la facture initiale de près de 2,5 milliards de francs. L’État, qui finance déjà les deux tiers de ce projet via un contrat de développement, se trouve ainsi à devoir absorber cette augmentation significative du coût.
Ce musée, au cœur de la capitale, a pour ambition d’être un lieu phare de la culture et l’histoire kanak et néo-calédonienne.

