Ce week-end, une énième vague de panique virtuelle nous a frappés de plein fouet, avec un message alarmiste – et anonyme, bien sûr – prédisant le chaos total dès lundi.

Blocage des dépôts de carburants, paralysie économique, révolte contre un gouvernement « inerte », interpellation de l’Etat, colère des chambres syndicales…

Le scénario catastrophe est servi sur un plateau d’argent, partagé et repartagé ! Mais combien d’entre nous ont pris la peine de se questionner sa véracité ?

Et comme pour ajouter de la confusion à la confusion, une contre-information a émergé, apportant un démenti formel à ces prédictions apocalyptiques.

« Aucun blocage ce lundi », assurent les représentants du secteur pointé du doigt.

Alors qui croire, dans cette cacophonie d’affirmations et de démentis ?

Cette situation n’est pas sans rappeler les effets délétères que la rumeur peut engendrer. Elle n’érode pas seulement la confiance en nos institutions et médias, elle mine également les fondements de notre vivre-ensemble, attise les tensions, en nourrisse les peurs !

Face à ce virus de la désinformation, notre meilleure défense reste une dose saine de scepticisme. Interroger, vérifier, recouper les informations avant de les partager devrait être notre réflexe.
Car si la rumeur est aussi vieille que le monde, elle n’a jamais disposé d’autant de moyens pour se répandre.

Le mieux est donc, comme vous l’avez compris, d’attendre demain…