En attendant une réforme plus approfondie du système électrique calédonien et la mise en place de la taxe carburant, les groupes politiques: Calédonie ensemble, UC-FLNKS, Nationalistes, et UNI demandent l’installation, en urgence, de diverses mesures destinées à rétablir l’équilibre financier d’Enercal

Le contexte

Fin octobre 2023, le Congrès n’avait pas réussi se mettre d’accord sur une taxe carburant* visant à aider Enercal, à sortir du rouge. L’entreprise affiche aujourd’hui une dette de 13,2 milliards de francs CFP. Un déficit qui pourrait encore gonfler de 6 milliards par an, en raison de la hausse du prix de l’énergie.
L’entreprise doit faire face aux impayés des hôpitaux publics, s’élevant à 1,2 milliard, et plus récemment à ceux de Prony Resources, qui ne règle plus sa facture estimée à 430 millions par mois depuis octobre dernier.

*A titre d’exemple, si la taxe s’appliquait à pleine force aujourd’hui, avec un prix à la pompe d’environ 169 F/L pour l’essence, le consommateur paierait environ 178 F/L (plus 9 francs le litre). Pour le gazole, avec un prix affiché à environ 154 F/L, le consommateur paierait 175 F/L (soit plus de 21 francs le litre)

Face à la crise

Les présidents des groupes ont déposé la semaine dernière une proposition pour inciter le Congrès à adopter rapidement des mesures d’urgence. Ils mettent en avant la contrainte actuelle du gestionnaire qui doit différer des opérations de maintenance par manque de fonds et qui sera incapable de faire face aux prochains arrivages de fioul et de charbon prévus en février.

Parmi les mesures proposées :