Braconnage, un dugong mort sur la plage de Gouaro

dugong

Le 30 juillet dernier, sur la plage de Gouaro à Bourail, un dugong a été retrouvé mort par les gardes nature de la Province. Cet animal de taille adulte présentait des impacts de tirs sur le dos et le flanc, a priori des coups de chevrotine, ainsi que de multiples coups de sabre sur le dessus de la tête.
Cette femelle de grande taille (2,70 mètres), rare car en âge de se reproduire, a également été éviscérée, et le ou les auteurs avaient commencé à la découper pour en récupérer la viande.
Compte tenu des faits relevés sur le terrain, les braconniers ont probablement été dérangés dans leur action de découpe et ont dû abandonner le dugong sur place.  
Tous les prélèvements utiles ont été réalisés. D’autres investigations complémentaires seront effectuées ultérieurement.

Mesures prises

S’agissant d’un acte de braconnage grave et d’une extrême violence la province Sud a décidé de porter plainte. Un procès-verbal complet a été réalisé par les gardes nature pour transmission au Parquet et aux fins d’appuyer l’enquête.

Il est rappelé que la pêche, la détention, la mutilation, le transport, le commerce et la consommation d’une espèce protégée telle que la vache marine constitue un délit passible d’une amende s’élevant à 1 780 000 F et d’un an de prison (articles 240-1 et 240-8 du Code de l’environnement de la province Sud). 

Chaque dugong compte pour la survie de l’espèce

La province Sud tient ainsi à rappeler que le dugong est le seul mammifère marin menacé d’extinction dans nos lagons calédoniens. C’est une espèce côtière qui naît et demeure toute sa vie dans nos eaux. Sa survie est strictement dépendante des usages de chacun des Calédoniens.
Les dugongs font donc l’objet de mesures de protection maximale, de gestion et de suivi de la part de nombreux acteurs engagés dans la protection de l’environnement et de la biodiversité calédonienne.


Pour tout dugong échoué ou en détresse :  faites le 16 (tél ou VHF)