Fermer les portes, surveiller la maison, vérifier les voitures… et craindre malgré tout la prochaine visite. Dans un long message publié sur Facebook, un internaute de Koumac exprime son ras-le-bol après ce qu’il présente comme une nouvelle tentative de vol. Il interpelle directement la mairie et la gendarmerie :

« Quand ce vent de délinquance va-t-il cesser ? »

Vols, intrusions, incendies volontaires, dégradations, agressions, abus de faiblesse sur des personnes âgées… Son inventaire est lourd. Il évoque notamment des vols dans la maison d’un défunt et des véhicules emportés puis détruits. Pour lui, même le respect des morts ne pèse plus bien lourd.

L’auteur insiste. Il décrit une dégradation depuis une quinzaine d’années et reproche aux autorités de trop peu communiquer sur les faits commis. Ce témoignage ne suffit pas à établir une hausse chiffrée de la délinquance, mais il dit clairement sa lassitude de vivre sur ses gardes.

Il réclame autre chose que des conseils pour mieux verrouiller son portail. Davantage de présence sur le terrain, des caméras aux endroits stratégiques, une meilleure protection des personnes âgées, des appels au 17 pris au sérieux et une population informée : les demandes sont concrètes. Il souhaite aussi sécuriser certains accès et débroussailler les secteurs qu’il décrit comme des refuges après les méfaits.

Certaines de ses propositions vont plus loin, comme un couvre-feu pour les mineurs ou la publication de l’identité de ceux qui sont interpellés. Elles traduisent sa colère et son attente de réponses plus fermes.

« Nous sommes des victimes et non les coupables qui doivent se justifier », écrit-il.

Les questions posées lors d’une plainte, maison fermée, voiture verrouillée, clés rangées, caméra installée, lui donnent le sentiment de devoir expliquer ce qu’il aurait dû faire pour éviter d’être volé. À force, la double peine se fait sentir : subir les faits, puis passer en revue toutes les précautions qui n’ont pas suffi.

L’internaute rappelle pourtant que personne ne doit se faire justice soi-même. Il invite les témoins à parler à la gendarmerie pour aider les enquêtes. Son message attend désormais des réponses : que compte-t-on faire pour que les habitants puissent laisser une maison ou une voiture sans se demander dans quel état ils les retrouveront ?