Faire voyager les films jusqu’aux spectateurs : c’est le pari du festival RECIF, dont la deuxième édition se déroule jusqu’au 21 novembre. Avec des projections dans les trois provinces, l’événement entend toucher un public bien au-delà des salles de cinéma.
De la côte Est à la côte Ouest, jusqu’à Ouvéa, le festival déploie sa programmation dans 13 communes et 26 lieux de projection hors salles de cinéma. Une manière de rendre les films accessibles aux habitants de brousse, des tribus et des îles Loyauté, pour lesquels une séance sur grand écran reste parfois difficile d’accès.
Porté par l’association du Festival du Film de Nouvelle-Calédonie, RECIF, Réalisateurs Émergents, Cinéma International et Films du Pacifique, accorde une place particulière aux courts-métrages calédoniens, aux nouveaux talents et aux regards océaniens. Concours, ateliers et rencontres professionnelles complètent les projections pour accompagner celles et ceux qui souhaitent se lancer dans l’audiovisuel.
La jeunesse au cœur du programme
Cette deuxième édition attend 5 500 spectateurs, dont 2 000 scolaires et plus de 1 000 jeunes de 15 à 25 ans. Au programme figurent notamment 35 séances scolaires et 35 séances accompagnées d’un travail de médiation pour donner des clés de lecture et ouvrir la discussion autour des œuvres.
Le festival bénéficie d’un soutien de l’État de plus de 7 millions de francs, mobilisé par le ministère de la Culture, le Centre national du cinéma, la Mission aux affaires culturelles du haut-commissariat et le Fonds Pacifique. L’occasion pour le haut-commissaire de souligner les ambitions de ce rendez-vous : élargir l’accès à la culture, soutenir la création locale et océanienne, et développer l’éducation à l’image.
