Ils accompagnent les enfants en situation de handicap, facilitent leurs apprentissages, les aident à trouver leur place dans la classe. Mais qui regarde les difficultés de ceux qui les accompagnent ? Dans un témoignage Claudine Nalpon réclame davantage de reconnaissance pour les auxiliaires de vie scolaire en Nouvelle-Calédonie.

« Nous travaillons sans compter avec vos enfants en situation de handicap », écrit-elle.

Derrière cet engagement, elle décrit la fatigue, la précarité et le sentiment d’être oubliés des institutions.

Son appel intervient alors que l’Assemblée nationale vient d’adopter une proposition de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap, les AESH. Une étape parlementaire, qui ne constitue toutefois pas encore une loi définitivement adoptée.

Un travail quotidien souvent peu visible

Aider un élève à se concentrer, adapter le matériel, anticiper une difficulté, apaiser une émotion ou encourager l’autonomie : Claudine Nalpon rappelle combien cet accompagnement demande de l’attention et une adaptation permanente.

Le travail se poursuit aussi pendant les récréations, les sorties scolaires et dans les échanges avec l’équipe éducative. Autant de moments qui permettent à l’enfant de participer à la vie de l’école.

« Les AVS ce sont le cœur et la colonne vertébrale de ce système », estime-t-elle. Mais l’engagement personnel ne suffit pas à effacer les difficultés professionnelles qu’elle dénonce.

Un appel aux responsables politiques

Claudine demande aux décideurs calédoniens de se saisir de la question et de faire évoluer le cadre dans lequel exercent ces professionnels. Son message porte sur leur reconnaissance, leurs conditions de travail et la précarité qu’elle décrit.

À travers ce témoignage, elle rappelle que l’école inclusive repose aussi sur des femmes et des hommes dont le travail mérite d’être considéré. Accompagner les enfants ne devrait pas signifier rester soi-même dans l’ombre.