Un touriste néo-zélandais s’étonne des promotions qu’il reçoit régulièrement d’Air New Zealand. Au départ d’Auckland, les allers-retours sont proposés autour de 18 000 F vers l’Australie et de 24 000 F vers les Fidji, le Vanuatu ou les Samoa. Pour rejoindre la Nouvelle-Calédonie, il faut en revanche compter près de 42 000 F.
À travers ces offres, le billet pour Nouméa apparaît donc 75 % plus cher que pour plusieurs destinations voisines et coûte plus du double d’un voyage en Australie. Un sacré écart pour un trajet direct d’environ trois heures.
La distance n’explique pas tout. La ligne Auckland–Nouméa bénéficie de moins de vols, de moins de sièges et d’une concurrence beaucoup plus faible que les liaisons vers l’Australie ou les Fidji. Sur un marché aussi réduit, les compagnies disposent également de moins de passagers pour amortir leurs coûts et de moins de raisons de multiplier les promotions.
Les taxes et redevances peuvent également peser sur le prix final, mais l’écart s’explique surtout par le faible nombre de vols, de sièges et de compagnies présentes sur la ligne.
Ces tarifs promotionnels varient évidemment selon les dates, les disponibilités et les conditions de réservation. Ils ne constituent donc pas une moyenne officielle. Mais ils illustrent très concrètement le choix proposé aux voyageurs néo-zélandais : dépenser environ 24 000 F pour partir aux Fidji ou près de 42 000 F pour venir en Nouvelle-Calédonie.
Un cercle vicieux difficile à briser : les billets chers découragent les touristes et le manque de touristes contribue à maintenir les billets chers.

