Le 19 septembre 1940, quelques mois après la défaite française et l’armistice, la Nouvelle-Calédonie choisissait de poursuivre le combat aux côtés du général de Gaulle. Quatre-vingt-six ans plus tard, cet épisode majeur de l’histoire calédonienne a été commémoré samedi à Nouméa.

La cérémonie s’est tenue à la gare maritime du quai Ferry, en présence des autorités civiles et militaires, notamment du haut-commissaire Jacques Billant, de la présidente de la province Sud Sonia Backès, de la présidente du Congrès Virginie Ruffenach et de la maire de Nouméa Sonia Lagarde.

Le 19 septembre 1940, plusieurs centaines de Broussards avaient convergé vers Nouméa pour réclamer le ralliement du territoire à la France Libre. Arrivé le même jour des Nouvelles-Hébrides, Henri Sautot prenait ses fonctions de gouverneur et officialisait le ralliement de la Nouvelle-Calédonie au général de Gaulle.

Ce choix conduira de nombreux Calédoniens à s’engager dans les Forces françaises libres et à participer à la formation du Bataillon du Pacifique. Parti de Nouméa en mai 1941, celui-ci combattra notamment en Afrique du Nord et s’illustrera lors de la bataille de Bir Hakeim en 1942.

La cérémonie de samedi a rendu hommage à celles et ceux qui, malgré la distance et les incertitudes de l’époque, avaient refusé la défaite et choisi de poursuivre le combat.