L’association Ensemble pour la planète (EPLP) s’oppose au projet d’extension de la mine de Népoui-Kopéto, exploitée par la SLN. Dans un communiqué publié dimanche, elle appelle les habitants à donner leur avis avant la clôture de l’enquête publique, le 17 septembre.

Au cœur de ses critiques : l’ampleur du projet. Selon les chiffres avancés dans le communiqué, le périmètre concerné passerait de 353 à près de 960 hectares, avec des conséquences sur 141 hectares de végétation. L’association estime que 89 espèces endémiques rares seraient menacées, dont six en danger critique d’extinction.

Elle s’inquiète aussi pour l’eau potable. La fosse Iris-Païdi pourrait, selon elle, présenter un risque pour le captage de Néouaté, qui alimente Pouembout, en raison notamment de la circulation de l’eau dans le massif. Elle alerte également sur les risques de pollution liés au transport du minerai et aux équipements du site.

Autre question soulevée : celle des retombées économiques. EPLP regrette l’absence de garantie sur la transformation à Doniambo du minerai qui serait extrait. Elle craint que les Calédoniens supportent les conséquences environnementales de l’extension sans en retirer toute la valeur ajoutée.

La SLN met, de son côté, l’accent sur l’avenir du centre minier de Népoui. L’accès à de nouveaux gisements autour de Kopéto permettrait, selon elle, de prolonger son activité. La mine a déjà gagné des années d’exploitation grâce à la laverie Bernheim, qui permet de valoriser des minerais autrefois trop pauvres pour être exploités. 
La société indique que « 400 emplois sont concernés par ce centre minier », pour l’essentiel occupés par des habitants des communes voisines. Elle précise que du minerai de Népoui est actuellement acheminé vers l’usine de Doniambo, tandis que certains produits issus du traitement sont exportés.

L’enquête publique doit permettre de recueillir les observations avant qu’une décision soit prise sur la demande d’autorisation. Le dossier est consultable dans les mairies de Pouembout et de Poya.
➡️ Avis d’enquête publique

Les chiffres et les risques environnementaux cités dans l’article sont ceux avancés par EPLP