Les dossiers s’accumulent. En 2025, 267 demandes ont été déposées auprès de la commission de surendettement, dont le secrétariat est assuré par l’IEOM, contre 103 un an plus tôt. Une hausse de 159 %, conséquence directe de la dégradation économique du territoire depuis mai 2024.
L’UNC ouvre le débat. Le 23 septembre, l’université réunira magistrats, universitaires, représentants des institutions, professionnels du droit et acteurs économiques. Cette journée doit permettre de faire le point sur les dispositifs existants et de réfléchir aux moyens de mieux prévenir les situations de détresse financière.
La tendance ne faiblit pas. Au cours des quatre premiers mois de 2026, 106 nouvelles demandes avaient déjà été enregistrées, soit 16,5 % de plus qu’à la même période l’an dernier. Les incidents de remboursement de crédits ont également progressé de 27,7 % en 2025.
Derrière les chiffres, des vies qui basculent. Des familles ne parviennent plus à payer leurs mensualités, des patentés se retrouvent pris à la gorge et des entreprises ne peuvent plus régler leurs dettes. Perte d’un emploi, chute des revenus, fermeture d’une société ou accumulation des crédits : il suffit parfois d’un accident de parcours pour que tout s’enchaîne.
Le territoire dépasse désormais la Polynésie. Le phénomène reste moins important que dans l’Hexagone, mais la Nouvelle-Calédonie comptait en 2025 quelque 126 dépôts pour 100 000 habitants de plus de 15 ans, contre 109 chez sa voisine.
Particuliers et entreprises au programme. La matinée sera consacrée au rôle des créanciers, à l’appréciation de la bonne foi du débiteur et au cas particulier des patentés. L’après-midi portera sur les délais des procédures, la restructuration et l’accompagnement des dirigeants.
Une approche plus large. Les échanges aborderont également l’investissement sur les terres coutumières, les solutions appliquées en Polynésie française et l’accompagnement psychologique des personnes concernées. Car lorsque les dettes deviennent impossibles à rembourser, les conséquences dépassent largement le compte bancaire.
La rencontre « L’insolvabilité en Nouvelle-Calédonie : regards pratiques » se tiendra le mercredi 23 septembre, de 8 heures à 17h15, à l’amphithéâtre 80 du campus de Nouville. L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles.

