Un sapeur-pompier volontaire du Mont-Dore a été relevé de ses fonctions lors de sa mission de renfort dans l’Hexagone, après un signalement de harcèlement sexuel. Une procédure disciplinaire a été engagée par la municipalité.

Selon Nouvelle-Calédonie La 1ère, le volontaire, âgé d’une vingtaine d’années, aurait tenu des propos à connotation sexuelle envers une pompière de 18 ans à la caserne de Limoux, dans l’Aude. Il faisait partie des 31 pompiers calédoniens partis début août lutter contre les incendies dans le sud de la France.

La maire du Mont-Dore, Nina Julié, a confirmé l’ouverture d’une procédure disciplinaire. Le volontaire a été retiré du planning dans l’attente d’un entretien. À La Foa, où il effectue également des gardes, il a aussi été écarté à titre conservatoire. Des témoignages évoquent également des problèmes de comportement antérieurs. À la connaissance du média, aucune plainte n’avait été déposée au moment de la publication.

L’Union des pompiers calédoniens appelle à établir les faits et à éviter les amalgames

Dans un communiqué signé par sa présidente Isabelle Marlier, l’Union des pompiers calédoniens condamne les violences, le harcèlement et les discriminations. Elle rappelle qu’un comportement contraire aux valeurs de la profession ne doit être « ni minimisé, ni banalisé, ni dissimulé ».

L’Union demande que les personnes qui signalent des faits soient écoutées et que chaque signalement soit traité avec rigueur. Défendre la profession ne signifie pas protéger aveuglément ses membres, mais reconnaître ce qui doit être corrigé.

Elle insiste aussi sur la présomption d’innocence et refuse toute condamnation publique anticipée, notamment sur les réseaux sociaux. Les faits et les responsabilités doivent être établis par les autorités compétentes.

« Merci de ne pas généraliser ! », ajoute l’Union, qui appelle à ne pas discréditer l’ensemble des pompiers pour des comportements individuels. Sa ligne : aucune complaisance, mais aucune condamnation avant que les faits soient établis.