Du 7 au 11 septembre, Nouméa accueillera près de 400 représentants d’une vingtaine de pays et territoires pour la 11e Conférence des îles du Pacifique sur la conservation de la nature et les aires protégées. Pendant cinq jours, le centre culturel Tjibaou deviendra l’un des principaux lieux de discussion du Pacifique sur l’avenir de sa biodiversité.
Elle est organisée conjointement par la Nouvelle-Calédonie, le Programme régional océanien de l’environnement (PROE) et la Table ronde des îles du Pacifique pour la conservation de la nature. Autour de la table : gouvernements, organisations régionales, associations, scientifiques et représentants de la société civile.
Un rendez-vous régional qui existe depuis 1975. Son objectif est de permettre aux pays et territoires océaniens de définir une stratégie commune face à l’érosion de la biodiversité, à la dégradation des espaces naturels et aux conséquences du changement climatique.
La précédente édition avait déjà été accueillie par la Nouvelle-Calédonie en 2020, mais à distance en raison de la crise sanitaire. Elle avait notamment débouché sur la Déclaration de Vemööre et ses trois piliers : « notre océan, nos îles, notre lien à la nature », ainsi que sur 21 pistes d’action pour répondre à l’urgence de la crise mondiale de la biodiversité.
Six ans plus tard, il s’agit désormais de fixer le cap jusqu’en 2030. La conférence doit aboutir à un nouveau cadre régional pour la période 2026-2030 et à un nouvel état des lieux scientifique de la conservation en Océanie. Elle permettra également de mesurer les avancées réalisées en matière de biodiversité et d’aires protégées.
Les discussions dépasseront largement la seule protection des espèces. Résilience face au changement climatique, sécurité alimentaire, préservation des ressources naturelles, économie bleue et moyens de subsistance durables feront également partie des sujets abordés.
La conférence ne restera pas cantonnée au centre culturel Tjibaou. Des visites de terrain sont prévues en province Sud et en province Nord pour présenter les actions de conservation menées localement. Une quinzaine d’événements : projections, débats et conférences, seront également proposés sur le territoire.
La jeunesse du Pacifique sera associée aux travaux, de la construction du programme jusqu’au suivi des décisions prises.
Les conclusions adoptées à Nouméa doivent enfin permettre aux pays et territoires du Pacifique de porter une position commune lors des grandes échéances environnementales internationales de la fin de l’année, notamment la COP17 sur la biodiversité et la COP31 sur le climat.
Pendant cinq jours, Nouméa sera donc au cœur de la diplomatie environnementale régionale, avec un enjeu très concret : faire en sorte que les engagements pris à l’échelle du Pacifique se traduisent réellement sur le terrain.

