Wallis décalé, Singapour annulé, Tahiti sous-traité… Aircalin continue de jongler avec son programme. En cause, l’indisponibilité d’un de ses A330neo, touché par un problème technique qui perturbe plusieurs liaisons à l’approche du week-end du 15 août.
La compagnie s’en expliquait justement mercredi soir sur NC La 1ère.
Le directeur de la coordination stratégique et de la transformation, indiquait que l’appareil était immobilisé depuis le 7 août après une panne de groupe électrogène. La pièce a été changée, mais des résidus d’huile provoquant des odeurs en cabine ont nécessité de nouvelles vérifications.
Aircalin reconnaît par ailleurs des pannes récurrentes sur certaines pièces et renforce sa maintenance.
L’arrivée d’un troisième gros-porteur, un A350 attendu en décembre, doit surtout permettre de disposer enfin d’un avion de relais lorsqu’un autre reste au sol.
En attendant, il faut composer avec la flotte actuelle.
Ce jeudi 13 août, les vols Nouméa-Wallis-Nouméa ont été reprogrammés, avec un retour à Tontouta annoncé à 1 heure du matin.
Pour Singapour, pas de décalage mais une annulation. Les rotations prévues vendredi 14 août sont supprimées et Aircalin indique travailler à une nouvelle programmation.
Côté Tahiti, la compagnie a trouvé du renfort : les vols concernés seront assurés par Air Tahiti Nui, avec des horaires modifiés.
Trois destinations et trois solutions différentes pour absorber l’indisponibilité d’un seul appareil. Une situation qui illustre surtout le peu de marge dont dispose actuellement Aircalin dès qu’un de ses gros-porteurs reste au sol.
Reste la facture pour les passagers. Un vol décalé ou annulé, ce n’est pas seulement un programme à revoir : ce sont parfois des correspondances perdues, des nuits d’hôtel supplémentaires, des réservations non remboursables, des locations de voiture ou des journées de travail qui sautent. Autant de frais et de pertes qui ne disparaissent pas avec un simple changement d’horaire. La sécurité reste évidemment non négociable, mais à force de demander aux clients de s’adapter aux contraintes de la compagnie, la question de leur prise en charge et de la considération qui leur est accordée finit, elle aussi, par se poser.

