Les agents chargés d’accompagner et de suivre les personnes condamnées en Nouvelle-Calédonie alertent sur une dégradation de leurs conditions de travail. Dans un communiqué publié le 30 juillet, leur syndicat, l’UFAP UNSa Justice, estime que les effectifs et les moyens ne sont plus suffisants pour faire face à une charge de travail en constante augmentation.
Selon l’organisation, sept postes sont actuellement vacants à Nouméa, soit un déficit d’environ 20 % par rapport aux effectifs prévus. À Koné, seuls huit conseillers seront en poste à la rentrée de septembre, alors que dix seraient nécessaires pour assurer correctement les missions du service.
Les représentants syndicaux dénoncent également le non-renouvellement du contrat d’une agente pourtant bien évaluée, une décision qu’ils attribuent à des contraintes budgétaires. Les personnels administratifs seraient eux aussi confrontés à des suppressions de postes, entraînant une surcharge de travail et des retards dans le traitement des dossiers.
L’organisation critique aussi une récente réorganisation du service, estimant qu’elle accentue les difficultés rencontrées par les équipes et augmente les risques psychosociaux.
Plus largement, elle s’inquiète d’une évolution des méthodes de travail. Faute de moyens, les permanences sur le terrain seraient progressivement remplacées par davantage de convocations dans les bureaux, au détriment, selon elle, de la qualité de l’accompagnement des personnes suivies.
L’UFAP UNSa Justice réclame un renforcement des effectifs, le maintien des postes existants et des moyens humains et financiers à la hauteur des missions confiées au service. Au moment de la publication de ce communiqué, l’administration n’avait pas réagi à ces accusations.

