La province Sud contre-attaque après le communiqué très critique de l’Union des groupements de parents d’élèves (UGPE) visant le dispositif expérimental « Bien avec mon école ». Dans un texte au ton particulièrement ferme, la collectivité dénonce des « accusations infondées », défend son programme de lutte contre le décrochage scolaire et condamne des propos qu’elle juge contraires aux valeurs de l’école.

Déployé avec l’État dans neuf écoles prioritaires de Nouméa, Dumbéa, Païta et du Mont-Dore, le dispositif vise à renforcer l’accompagnement des élèves les plus fragiles. Il prévoit l’arrivée de 26 professionnels supplémentaires dès cette année – enseignants spécialisés, éducateurs, travailleurs sociaux, psychologues, orthophonistes et infirmiers – puis de 33 en 2027, pour un investissement d’environ 200 millions de francs.

Dans son communiqué, l’UGPE estime que le décrochage scolaire est avant tout la conséquence d’un système éducatif inadapté. L’association reproche également à la province Sud de ne pas avoir été associée au projet et affirme que le dispositif a été imaginé par « des Européens » pour « transformer les petits Kanak et Océaniens de gré ou de force ».

La province Sud réfute ces accusations. Elle assure que « Bien avec mon école » ne modifie ni les programmes scolaires ni le projet éducatif du territoire, mais répond aux besoins exprimés par les équipes éducatives en leur apportant des moyens humains supplémentaires.
Elle défend également les enseignants et l’ensemble des personnels éducatifs, qu’elle estime injustement mis en cause, et juge que les propos de l’UGPE introduisent une lecture ethnique d’une politique publique destinée à tous les enfants.

La collectivité affirme enfin qu’elle poursuivra, aux côtés de l’État, le déploiement de ce dispositif de lutte contre le décrochage scolaire malgré les critiques.