De nombreux utilisateurs de Starlink en Nouvelle-Calédonie pourraient bientôt être confrontés à un casse-tête. À partir du 17 août, l’opérateur va durcir ses règles d’itinérance internationale. Un changement qui pourrait compliquer la situation des abonnés calédoniens, contraints d’enregistrer leur compte en Australie, aux Fidji ou ailleurs, la Nouvelle-Calédonie ne figurant toujours pas parmi les pays proposés.

Concrètement, un terminal utilisant un forfait d’itinérance ne pourra plus fonctionner plus de 30 jours consécutifs en dehors du pays associé au compte. Au-delà, le service pourra être restreint. Pour continuer à l’utiliser, les abonnés devront revenir dans le pays d’enregistrement, transférer leur compte vers un pays pris en charge ou souscrire une offre adaptée.

La situation concerne également la Polynésie française, où de nombreux utilisateurs se trouvent dans le même cas. Faute de pouvoir enregistrer leur compte sur leur territoire de résidence, ils utilisent eux aussi un compte ouvert dans un autre pays.

Plusieurs abonnés ont déjà reçu un mail les informant de cette évolution. Le message leur rappelle les nouvelles règles et les invite, s’ils prévoient d’utiliser leur terminal à l’étranger, à enregistrer leur voyage (« Travel Registration »).
Une procédure qui soulève de nombreuses questions, les abonnés vivant toute l’année dans un territoire qui ne figure toujours pas parmi les pays proposés.

Cette situation relance aussi la question de l’arrivée officielle du service en Nouvelle-Calédonie. Dès 2023, Christopher Gygès avait engagé une réforme pour ouvrir le marché des télécommunications internationales à la concurrence et permettre à des opérateurs satellitaires de proposer légalement leurs services sur le territoire. Près de trois ans plus tard, la Nouvelle-Calédonie ne figure toujours pas parmi les pays disponibles.

À ce stade, l’opérateur n’a pas indiqué comment seront traités les utilisateurs dont le territoire de résidence ne figure pas parmi les pays proposés. Si aucune exception n’est prévue, certains pourraient être contraints de souscrire une offre Prioritaire, déjà nettement plus chère que les forfaits d’itinérance. En revanche, Starlink n’a annoncé ni hausse des tarifs de ses offres actuelles ni nouveaux frais liés à cette évolution.